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Publié sur 01 Net en août 2003 (la version publiée peut présenter de légères différences avec l'article ci-dessous) Echo : une alternative communautaire à la syndication de contenuLe projet Echo (nom provisoire) entend définir un standard permettant la syndication automatisée de contenus sur le Web. Initié par Sam Ruby, ingénieur chez IBM, le projet est né de la confusion qui règne depuis plusieurs années en matière de syndication. Ce terme générique regroupe l’ensemble des techniques permettant de republier du contenu Web, par exemple en affichant automatiquement sur la page d’accueil d’un site la liste des dernières actualités émanant d’un autre site, auquel on peut accéder d’un simple clic. La technologie de syndication la plus utilisée aujourd’hui est RSS (“Rich Site Summary”, parfois surnommé “Really Simple Syndication”), une méthode créée par Netscape en 1999. Le principe est effectivement simple : lorsque du contenu est publié sur un site Web, un fichier XML spécifique est créé. Ce fichier utilise des balises génériques, délimitant les champs et permettant de qualifier le contenu (titre, langue utilisée, date de publication, etc.). Il est ensuite facile de parcourir le fichier et ses “méta-données” à l’aide d’un logiciel ad hoc, pour accéder au contenu proprement dit, et le republier sur un autre site. Mais le problème vient du fait que RSS n’est pas une norme. Après l’abandon du format par Netscape (RSS 0.91), la méthode a évolué dans deux directions simultanément : d’un côté la société Userland Software, éditeur d’un outil de blogging, qui a proposé plusieurs versions (RSS 0.92, 0.93, 0.94, puis 2.0), de l’autre le groupe de travail RSS-DEV, qui a défini RSS 1.0 comme une extension de la norme de description RDF. Au total, il existe donc plus d’une demie-douzaine de versions de RSS qui, bien sûr, ne sont pas compatibles entre elles. Une véritable bataille de standards, qui a abouti le mois dernier à la libération de RSS 2.0 par Userland (RSS 2.0 est désormais placé sous la responsabilité du Berkman Center à l’école de droit de Harvard). Echo vise donc à simplifier le problème, en proposant une méthode de description unifiée, indépendante de tout éditeur, ouverte et évolutive. Outre la syndication, la démarche vise à définir une syntaxe unique permettant d’harmoniser l’archivage des données, ou l’élaboration de protocoles d’échanges (API) universels. Une cinquantaine d’entreprises, parmi lesquelles tous les principaux éditeurs d’outils de blogging, ont annoncé leur soutien au projet. Mais ce dernier, qui se veut résolument communautaire et ouvert à tous, via un site Wiki, semble peiner à avancer. Le nom “Echo” ne pouvant être conservé pour des raisons de conflit de marques, le projet a déjà porté au moins trois noms différents, et un vote public qui devait aboutir au choix du nom définitif le 15 août a dû être repoussé, la majorité des votants étant opposée aux alternatives retenues. Mais les tribulations du “projet-qui-ne-s’appelera-bientôt-plus-Echo” ne doivent pas masquer l’importance de l’enjeu. Des dizaines d’outils d’un genre nouveau, les aggrégateurs, permettent déjà à l’utilisateur de “s’abonner” à des flux RSS et de parcourir ainsi le contenu provenant d’un grand nombre de sites Web, ou de le republier. Plus que jamais, un format universel est nécessaire. Echo – site officiel (Wiki) http://www.intertwingly.net/wiki/pie/FrontPage Cyril Fievet |
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